Quand les gars des Bodin’s se passent sur le grill

La Nouvelle République


20 décembre 2015

La Nouvelle République

Interview vérité ! Aujourd’hui, Vincent demande à Jean-Christian ce qu’il a toujours rêvé de savoir. Et inversement ! Découvrez les Bodin’s reporters.


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Sans maquillage, ni accessoires, les Bodin’s ressemblent à… deux beaux gars. A gauche, le Berrichon Jean-Christian Fraiscinet (Christian-Kiki Bodin) et, à ses côtés, le Tourangeau Vincent Dubois qui joue, bien sûr, la Maria Bodin.

© La Nouvelle République

Vincent à Jean-Christian

Demain, je t’impose une année sabbatique, sans scène, tu en fais quoi ?

« Une année sans scène ! Je ne sais pas. Je voyageais pas mal quand j’étais jeune. J’aimerais faire ça à nouveau : parcourir le monde. J’ai toujours rêvé d’aller dans les grandes réserves africaines. Mais bon, une année sabbatique, on n’y est pas encore. »

Quelle est la qualité que tu m’envies ?

« Il y a en a plein ! Mais je crois que le sens de la repartie, de l’a propos, c’est celle que je t’envie le plus. La réplique qui tombe juste. Tu vois ? »

Mais oui, mon p’tit Kiki, je vois. Dernière question : si tu avais un enfant et qu’il souhaite devenir comédien, quels mots utiliserais-tu pour l’en dissuader ou, au contraire, m’encourager ?

« Ben, j’écouterais attentivement son discours. Je voudrais connaître les raisons pour lesquelles il a envie de faire ce métier. Si on veut le faire pour les paillettes, ce n’est pas bon. Mais si ses raisons sont bonnes, je l’encouragerais. Mes parents, mes grands-parents ne sont pas du tout de ce milieu, alors que moi, qui connais un peu, je serais heureux de lui donner des conseils. Bon, tout dépend des raisons : si la scène, c’est ton oxygène, tu vas tout faire pour jouer, de toute façon. »

On inverse les rôles : De Jean-Christian à Vincent

As-tu encore un rêve inassouvi, sans parler de spectacle ?

« Ah ben oui mais c’est un rêve à la con. J’aimerais chanter pour Les Enfoirés. Tu sais, je suis toujours partagé entre mon métier de comédien et celui de chanteur. Sinon, comme je viens de passer mon brevet de pilote, ce qui fait énormément plaisir à mon père, j’aimerais partir faire le tour du monde avec ma famille dans un avion. »

As-tu déjà imaginé la fin des Bodin’s ?

« Non. Parce que j’estime que nos personnages nous enterrerons. C’est l’angoisse si tu penses que tu es en train de faire ton dernier spectacle. C’est comme si tu te dis que c’est la dernière fois que tu fais l’amour. Ce n’est pas possible ! Ça me touche beaucoup quand je vois de vieux comédiens qui sont encore sur scène. Il y a cette flamme en eux. C’est nos vies. »

Est-ce qu’il y a quelque chose dont tu rêves avec ou pour nos personnages ?

« J’aimerais bien refaire un film. Un truc qui aurait du corps. Un film comme " La Grande Vadrouille ". Bon, bien sûr, ça demande des moyens et une notoriété, qu’on est en train d’acquérir, je pense. Tu vois ? Ce serait pas le truc super-sympa ? »

Le phénomène Bodin’s en toute sincérité

Les Bodin’s pourraient avoir pris la grosse tête. Des Zénith remplis, des prolongations en veux-tu en voilà, des passages chez les Drucker et Sébastien, des équipes télé qui les suivent pour des émissions de grande écoute… Des raisons, on pourrait en trouver plein. On vous rassure tout de suite, Vincent et Jean-Christian n’ont pas les chevilles enflées et leurs têtes passent encore les portes. Les deux amis sont restés tels qu’à leurs débuts. Après chaque spectacle, ils rencontrent leur public. Et ils aiment ça. Leur succès s’est fait beaucoup grâce au bouche à oreille. Depuis 23 ans, ils ne cessent de grimper. En toute simplicité. Avec sincérité. Et on les aime aussi pour ça.