Les Bodin’s... et la femme de Maradona

La Nouvelle République


3 novembre 2014

La Nouvelle République

Les Bodin’s ont déroulé les incontournables, dont la partie de Scrabble, devant près de 600 spectateurs, vendredi soir. Ils étaient également sur scène samedi soir.


Il y a ceux qui trouvent dans le 12e degré de Marcel Proust un humour merveilleux, ceux qui gloussent délicatement lèvres serrées (la mère Bodin’s les nomme par un endroit situé en bas du corps) en lisant Claudel ! Si, si ! Et il y a ceux qui rient des farces de Louis de Funès, ou des histoires d’Anne Roumanoff.

Ce vendredi, c’est plutôt les seconds qui avaient empli les gradins de la Pyramide, envahi le devant de la scène, riant sans retenue aux petites phrases du duo comique tourangeau, les Bodin’s.

Faux Alzheimer et "face de bouc "

Et si, comme le disent certains, rire quelques minutes par jour vous font gagner des mois de vie supplémentaires, le gentil Christian et sa mère autoritaire ont réussi à conduire les quelque 600 spectateurs vers un avenir centenaire.

Cette fois, la mère semble avoir perdu la tête et se prend pour la femme de Maradona, ni plus ni moins ! Mais dès que son fils a le dos tourné, elle avoue qu’elle fait semblant d’avoir été piquée par Alzheimer pour que son fils s’intéresse à elle. Et le spectacle s’enroule autour de cette roublardise nouvelle, rebondissant sur les sketches qui se succèdent : chez le notaire, le jeu de Scrabble, la plage, au cimetière, l’ordinateur et enfin, la ferme auberge.

Christian est prêt à tout pour plaire à sa mère, même à l’emmener au bord de la mer en laissant sa femme et son fils à la maison. Car en plus de son caractère, la mère n’aime pas sa bru, « la grosse dont elle ferait bien des rillons avec ses bourrelets ! » Ambiance !

600 spectateurs aux anges

Les Bodin’s délivrent au fil des répliques des petites phrases qui font mouche, il y a « face de bouc » célèbre avec l’ordinateur, il y a l’amoureux de maman « y m’fait la cour, mais pas le jardin ! » et d’autres comme « la Bachelot qu’a dépensé des millions pour des vaccins inutiles alors que moi, j’ai soigné ma grippe avec un verre de goutte ! » Une heure et demie de bonne humeur avant les applaudissements finals, public debout riant sans retenue et oubliant pour une nuit le pessimisme ambiant.