Les Bodin’s investissent à nouveau le Zénith d’Orléans pour trois représentations à guichets fermés. Ça fait trente ans que ça dure et que rien n’a bougé à la ferme : Maria et Christian ont toujours autant de succès.

« Trente ans que ça dure, tu parles d’une sinécure ! » Maria et son fils Christian n’étaient pas encore arrivés sur scène, hier soir au Zénith, que leurs voix rappelaient au public la longévité de leur spectacle. « Si on vous a donné l’occasion de rigoler pendant toutes ces années, c’est tant mieux. Et de tout notre cœur, on vous dit merci !«
Trente ans donc, et pas une ride pour Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet, les créateurs et interprètes de la vieille Maria et de son benêt de fils, Christian. Trente ans, aussi, que le public est au rendez-vous. Et ils seront encore 9.000 à applaudir, en trois représentations ce week-end, les pitreries du couple berrichon.
C’est « Jurassic Park en 3D »
Dans la ferme, rien n’a changé non plus, c’est « Jurassik Park en 3D » : la maison, la grange, la mare et le potager sont à la même place et c’est toujours « le trou du cul du monde alors que Paris, c’est le monde des trous du cul« .
Si l’histoire est identique depuis le début, les textes s’adaptent, eux, à l’actualité : les Bodin’s parlent du Covid et de la réforme des retraites, le coq ne s’appelle plus Sarko mais Poutine et les chèvres Rachida, Hidalgo, Marine et Brigitte, la doyenne, continuent de fournir le lait pour les fromages. La chicorée continue aussi de faire couler rillettes, harengs et béchamel au petit-déjeuner et les vannes de fuser.







